Performance énergétique : quelle est la situation du parc de logements des intercommunalités membres de l'AUAT ?
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Performance énergétique : quelle est la situation du parc de logements des intercommunalités membres de l’AUAT ?

Performance énergétique : quelle est la situation du parc de logements des intercommunalités membres de l’AUAT ?

L’AUAT publie un état des lieux basé sur l’analyse de plus de 254 000 diagnostics de performance énergétique. De l’Albigeois à Tarbes-Lourdes-Pyrénées en passant par la métropole toulousaine, ce panorama pointe des enjeux de rénovation énergétique des logements et d’amélioration du confort d’été pour les habitants.

Le secteur résidentiel est 2ème plus gros consommateur d’énergie de France. Il est responsable de 16% des émissions nationales de gaz à effet de serre. Face à l’objectif de neutralité carbone en 2050, l’amélioration de la performance énergétique des logements n’est donc plus une option. C’est un levier essentiel pour réduire l’impact environnemental des activités humaines.

C’est aussi un enjeu social. La facture énergétique moyenne s’élève à 1 744 € par an et pèse lourd dans les foyers modestes. Résultat : près de 11% des ménages français sont en situation de précarité énergétique. À cela s’ajoute un défi climatique immédiat. L’accentuation des vagues de chaleur et de froid impose de se saisir des dispositifs existants pour améliorer le confort thermique du parc de logements.

Face à ce constat, la loi Climat et résilience a fixé un calendrier d’interdiction progressive de mise en location des logements les plus énergivores, les fameuses “passoires” classées F ou G. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est ainsi devenu un outil central des politiques publiques.

Pour territorialiser ces enjeux, l’AUAT a objectivé les résultats des DPE réalisés au sein de 8 intercommunalités : Toulouse Métropole, le Grand Ouest Toulousain, le Sicoval, le Grand Albigeois, l’Agglo Foix-Varilhes, Tarbes-Lourdes-Pyrénées, le Frontonnais et les Portes d’Ariège Pyrénées.

Lire la publication « Performances énergétiques du parc de logements : état des lieux dans les intercommunalités membres de l’AUAT »

Les enseignements  de cette étude de DPE :  

  • Un parc présentant globalement des performances satisfaisantes ou intermédiaires : près de 8 logements sur 10 (79 %) diagnostiqués affichent une étiquette classée entre A et D, ce qui est un résultat supérieur aux moyennes régionale et nationale. 
  • Les « passoires énergétiques » sont principalement des logements anciens, de petite et grande taille, chauffés à l’électricité. Elles représentent 8 % du parc diagnostiqué en moyenne. Ce chiffre cache de fortes disparités : seulement 3 % dans le Sicoval, mais jusqu’à 15 % dans l’Agglo Foix-Varilhes. 
  • Le confort d’été, le grand oublié : alors que 49 % des Français ont souffert d’un excès de chaleur en 2025, 86 % des logements du panel présentent un confort d’été jugé moyen ou insuffisant. 
  • La performance énergétique redessine le marché immobilier puisqu’elle devient un critère de négociation à l’achat et un déterminant de la valeur immobilière d’un logement.  
  • Les logements classés « E » aujourd’hui sont les passoires de demain. Ils représentent entre 7 % et 20 % du parc selon les territoires et seront interdits à la location dès 2034. 
Infographie sur les enjeux de la performance énergétique des logements au sein de 8 intercommunalités membres de l'AUAT, en mars 2026.

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