Précarité énergétique liée au logement : état des lieux pour éclairer les politiques locales
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Précarité énergétique liée au logement : état des lieux pour éclairer les politiques locales

Précarité énergétique liée au logement : état des lieux pour éclairer les politiques locales

L’AUAT publie une étude sur la précarité énergétique liée au logement. Elle définit le phénomène, analyse ses causes et mesure son ampleur dans huit intercommunalités de l’aire toulousaine, offrant des clés de compréhension aux acteurs de l’aménagement.

La précarité énergétique ne se résume pas à une facture impayée. Elle désigne la difficulté pour un ménage à satisfaire ses besoins énergétiques essentiels, que ce soit pour se chauffer, s’éclairer ou cuisiner, en raison de ressources insuffisantes ou d’un logement inadapté. L’étude de l’AUAT rappelle que ce phénomène, tel que défini par la loi Grenelle II de 2010, combine des facteurs socio-économiques, techniques et comportementaux.

Cette publication met en lumière un paradoxe : la consommation énergétique du parc résidentiel baisse, mais la part des dépenses d’énergie dans le budget des ménages augmente, sous l’effet de la hausse des prix. Pour l’habitant, cette tendance se traduit par une évolution des usages, susceptible d’entraîner un inconfort thermique et des effets sur la santé.

Précarité énergétique : des disparités territoriales marquées dans l’aire toulousaine

L’étude territorialise la question à l’échelle de huit intercommunalités membres de l’AUAT : l’Albigeois, Foix-Varilhes, le Frontonnais, le Grand Ouest Toulousain, les Portes d’Ariège Pyrénées, le Sicoval, Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Toulouse Métropole. Les résultats révèlent des situations très hétérogènes.

Dans les territoires périurbains comme le Frontonnais ou le Grand Ouest Toulousain, la précarité énergétique est plus faible, portée par un parc de logements récents et des revenus globalement élevés. À l’inverse, les centres anciens des villes moyennes, comme Albi, Foix, Pamiers ou Tarbes, concentrent les situations les plus critiques. Ces secteurs cumulent souvent un bâti ancien et énergivore avec une population aux revenus modestes. À Toulouse, les quartiers centraux et certains secteurs comme Chapou ou le Mirail sont également fortement concernés, en lien avec la présence d’étudiants et de ménages aux faibles ressources.

De la définition du phénomène aux outils pour comprendre

L’étude ne se contente pas de dresser un constat. Elle détaille les méthodes de mesure utilisées par l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), comme l’indicateur bas revenus, dépenses élevées (BRDE) ou le taux d’effort énergétique. Elle aborde également des enjeux émergents, tels que la précarité énergétique d’été, ou « logements bouilloires », qui vont s’accentuer avec le réchauffement climatique.

À la suite de la publication de mars 2026 sur la performance énergétique des logements, ce panorama fournit aux collectivités des éléments précieux sur la précarité énergétique dans les logements, afin d’orienter leurs politiques publiques. L’étude de l’AUAT invite ainsi à une approche transversale, articulant enjeux sociaux, de santé et environnementaux.

Lire l’étude « Précarité énergétique liée au logement : définir, mesurer et qualifier le phénomène »

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