Anthony Cassan : « nous ré-habiterons les petites et moyennes villes »
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AUAT

Anthony Cassan : « nous ré-habiterons les petites et moyennes villes »

Témoignage d’Anthony Cassan en Master2, dernière année d’architecture à l’ENSA de Toulouse, à l’occasion des 50 ans de l’AUAT.

Anthony Cassan : « nous ré-habiterons les petites et moyennes villes »

Le 50ème anniversaire de l’AUAT est l’occasion d’interroger celles et ceux qui contribueront, demain, à l’aménagement des territoires. Trois questions à Anthony Cassan, étudiant en dernière année de  Master 2 d’architecture à l’ENSA de Toulouse. 

Pourquoi avez-vous choisi cette voie pour votre formation ?

Ce qui m’importait était de pouvoir accompagner l’humain. J’ai donc suivi médecine en constatant très vite que ce n’était pas le bon choix puis j’ai été séduit par l’approche à la fois sociologique et scientifique de l’architecture. Je ne soigne pas l’humain mais il est au départ de tout projet.

Quels enjeux actuels vous interpellent ?

Nous sommes dans une période de transition qui voit évoluer progressivement les modes d’habiter, de penser la production de l’architecture et de l’urbanisme. Le citadin quitte les grandes villes dont la densité n’est plus supportable, mais il ne retrouve pas toujours dans les petites et moyennes villes l’habitat, les espaces publics et les aménagements attractifs pour que le métissage opère. Cet attrait pour les territoires en périphérie couplé à la désertification de leurs centres-villes m’ont poussé à m’y intéresser. Je trouve de plus que l’architecte y est souvent absent. Pas adaptés au mode de vie contemporain, ces territoires ont en revanche un riche potentiel ainsi qu’une valeur historique et patrimoniale. Il faut les transformer, accroître leur attractivité en mettant en valeur leur singularité, les pépites locales pour en faire un atout face à « la maison avec sa parcelle autour ».

Et dans 30 ans ou 50 ans, comment voyez-vous l’avenir sur ces questions ?

Il faudra toujours accompagner ces petites et moyennes villes ; elles seront ré-habitées et entameront un nouveau cycle prometteur. Cet avenir proche sera l’occasion de se questionner encore et encore sur la transformation de la ville et ceci quelle que soit son échelle. On travaillera sur l’hybridation d’une échelle intermédiaire complexe entre rural et urbain. On se souviendra du travail accompli par les anciens dans l’aménagement de ces territoires ruraux. « L’exode urbain » aura eu lieu et je me demande ce que l’on pensera alors des zones comme Borderouge, la Cartoucherie ou Malepère.

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