Nouveau contrat de ville : les quartiers prioritaires évoluent en Haute-Garonne
Agence d'urbanisme et d'aménagement Toulouse aire métropolitaine

Nouveau contrat de ville : les quartiers prioritaires évoluent en Haute-Garonne

Une nouvelle géographie des quartiers prioritaires de la politique de la ville a vu le jour le 1er janvier. En Haute-Garonne comme ailleurs, cette politique publique vise à réduire les écarts entre les territoires en concentrant des actions et des investissements dans des zones urbaines.

Nouveau contrat de ville : les quartiers prioritaires évoluent en Haute-Garonne

Une nouvelle géographie des quartiers prioritaires de la politique de la ville a vu le jour le 1er janvier. En Haute-Garonne comme ailleurs, cette politique publique vise à réduire les écarts entre les territoires en concentrant des actions et des investissements dans des zones urbaines.

Suite à la parution du décret n° 2023-1314 du 28 décembre 2023, le nombre de quartiers prioritaires en Haute-Garonne est inchangé (19). Leurs périmètres ont néanmoins évolué, à la marge ou de manière importante.

La majorité d’entre eux sont situés à Toulouse (12 quartiers). D’autres sont également à Colomiers (2), de Muret (2), Blagnac (1), Cugnaux (1) et Saint-Gaudens (1). Toulouse Métropole compte 16 quartiers prioritaires :

  • Trois quartiers toulousains quittent la géographie prioritaire au 1er janvier 2024 : Bourbaki, Négreneys et Rangueil. 
  • Quatre nouveaux quartiers apparaissent : Lafourguette, Lalande Nord, Ginestous à Toulouse et Le Seycheron à Colomiers. 
  • Neuf quartiers voient leur périmètre évoluer, dont cinq de manière importante : fusion de deux quartiers à Colomiers, ajout d’une partie de la ZAC de Montaudran à Breguet Lecrivain – Saint Exupéry, agrandissement des quartiers Grand Mirail, Baradels et Izards – 3 Cocus – La Vache. 
  • Trois quartiers gardent le même périmètre qu’en 2015 : Pradettes, Cépière Beauregard et La Gloire. 

À Muret, les quartiers Saint-Jean et Centre Ouest connaissent de légères évolutions. À Saint-Gaudens, la superficie du quartier prioritaire est multipliée par deux.

Pour intégrer ces changements et assurer l’évaluation en continu du nouveau contrat de ville de Toulouse Métropole, l’AUAT mènera plusieurs études témoignant du « parcours de vie » des habitants de ces quartiers. 

Qu’est-ce que la politique de la ville ?

La politique de la ville a pour objectif de réduire les écarts entre territoires. Elle permet de coordonner et de concentrer les actions et les investissements sur les zones urbaines les plus touchées par la pauvreté, le chômage, ou d’autres difficultés socio-économiques. 

Sa mise en œuvre est déclinée au travers d’un contrat de ville. Ce document est contractualisé entre l’Etat, les collectivités locales et d’autres acteurs des territoires concernés.

En 2024 et jusqu’en 2030, les nouveaux contrats ne sont plus organisés par piliers (cadre de vie, cohésion sociale et création de richesses). Ils comportent désormais un socle consacré à des thématiques transversales et une partie dédiée aux projets spécifiques de chaque quartier. Cette nouvelle approche permet de recentrer les actions sur les enjeux locaux identifiés lors des phases d’évaluation du précédent contrat et des ateliers participatifs organisés en 2023.

Sur quels critères sont définis les quartiers prioritaires ?

Lors de chaque renouvellement de contrat de ville, la géographie des quartiers prioritaires est actualisée pour tenir compte des évolutions récentes du profil socio-économique des habitants.

Deux principaux critères sont pris en compte :

  • Le quartier doit compter au moins 1 000 habitants et être situé dans une unité urbaine de plus de 10 000 habitants. 
  • Le revenu des ménages du quartier doit être en décrochage défavorable par rapport aux revenus de l’agglomération dans laquelle il se situe et par rapport aux revenus de France Métropolitaine.  

L’actualisation des nouveaux contours des quartiers prioritaires a été conduite dans le cadre d’une concertation entre les collectivités territoriales concernées et la Préfecture, en lien avec l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT). Ces acteurs se sont appuyés sur des données actualisées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). 

Crédit photo : Christophe Picci / Oppidea

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