L’AUAT propose un panorama de l’offre de formation post-bac publique et privée dans les territoires du Dialogue métropolitain de Toulouse. Cette étude met en lumière les dynamiques de démographie étudiante, l’essor de l’offre d’enseignement supérieur privé et la diversité des formations locales.
Les étudiants ont un impact positif sur les territoires : sur le plan économique, social et en matière d’attractivité. C’est pourquoi l’association du Dialogue métropolitain de Toulouse s’y intéresse et partage les conclusions d’une étude sur l’enseignement supérieur. Celle-ci rend compte du maillage des établissements, des tendances à l’œuvre en matière d’effectifs et explore les formations dispensées. En interrogeant des représentants d’établissements publics, privés et de Campus connectés, l’étude identifie des leviers pour permettre aux jeunes des zones rurales d’accéder à l’enseignement supérieur. Elle met aussi en avant l’importance d’un bon cadre de vie étudiante et d’une vie locale animée.
Une population étudiante en croissance, majoritairement vers l’enseignement privé
Entre 2015 et 2023, les 10 intercommunalités membres du Dialogue métropolitain de Toulouse ont accueilli 13 500 étudiants supplémentaires, soit une croissance de 1,3 % par an. Un rythme soutenu, mais inférieur à la moyenne des grands pôles étudiants français. Derrière ce chiffre, des réalités contrastées. Le secteur privé tire la croissance : sur 100 étudiants supplémentaires dans le territoire, 75 se sont inscrits dans un établissement privé. Les universités publiques connaissent quant à elle une évolution plus modérée.

Comprendre les moteurs de la croissance de l’enseignement supérieur
L’étude détaille la diversité de l’offre, des écoles de commerce privées aux formations d’ingénieurs. Elle met en lumière la concentration de l’offre autour de quelques établissements clés. Pour les collectivités, l’enjeu est de comprendre ces évolutions pour mieux accompagner l’accueil des étudiants et favoriser leur ancrage dans le territoire.
Des spécificités locales à valoriser
Chaque territoire du Dialogue métropolitain possède son propre profil. L’Albigeois et Tarbes-Lourdes-Pyrénées se démarquent par leurs écoles d’ingénieurs à fort rayonnement, Castres-Mazamet par sa chimie. Ailleurs, les sections de technicien supérieur et les Campus Connectés jouent un rôle clé pour maintenir les jeunes dans les territoires ruraux.
L’étude explore ces « compétences » locales, des masters en tourisme aux formations en intelligence artificielle. Elle montre comment les établissements d’enseignement s’adaptent aux besoins économiques.

Un enjeu de coopération entre territoires
La question de l’adéquation entre offre de formation et emploi local traverse l’ensemble des territoires. Les entretiens menés signalent trois principales attentes : mieux connaître les besoins des entreprises, renforcer les partenariats autour d’une gouvernance ouverte et anticiper les évolutions. L’étude signale aussi que les intercommunalités ont besoin d’outils de pilotage, comme les schémas locaux de l’enseignement supérieur. Ces outils leur permettent d’inscrire leur action dans une stratégie globale et partagée.
