Corentin Suignard : « A l’avenir, nous n’accepterons plus d’entrave au choix de mode de transport »
Agence d'urbanisme et d'aménagement Toulouse aire métropolitaine
AUAT

Corentin Suignard : « A l’avenir, nous n’accepterons plus d’entrave au choix de mode de transport »

Le 50ème anniversaire de l’AUAT est l’occasion d’interroger celles et ceux qui contribueront, demain, à l’aménagement des territoires. Trois questions à Corentin Suignard, étudiant en master 2 urbanisme et aménagement, parcours transports et mobilité à l’université Toulouse 2 Jean Jaurès.  

Corentin Suignard : « A l’avenir, nous n’accepterons plus d’entrave au choix de mode de transport »

Le 50ème anniversaire de l’AUAT est l’occasion d’interroger celles et ceux qui contribueront, demain, à l’aménagement des territoires. Trois questions à Corentin Suignard, étudiant en master 2 urbanisme et aménagement, parcours transports et mobilité à l’université Toulouse 2 Jean Jaurès.  

Pourquoi avez-vous choisi cette voie pour votre formation ? 

Je ne peux concevoir ma vie sans déplacement. J’adore voyager et suis intéressé par la géographie et toutes ses facettes : l’environnement, le développement, l’économie, le social et donc les mobilités. Demain, je souhaite que mon métier m’amène à réfléchir aux déplacements, que ce soit au sein d’une ville, d’une agglomération, d’un pays ou à l’échelle planétaire. Ce master m’a permis d’opter dès la première année pour une spécialisation en la matière et j’en suis ravi. Je ne sais dans quel cadre je travaillerai demain, peut-être en collectivité, cela dépendra des opportunités.

Quel regard portez-vous sur les transports à Toulouse aujourd’hui ?

La crise Covid-19 a beaucoup arrêté de projets de mobilité dans les collectivités mais elle en a aussi dynamisé d’autres. A Toulouse et du fait de l’étalement urbain, je constate qu’il y a peu d’alternatives de transport. Pour bien des destinations, la voiture s’impose et, d’un autre côté, on ne peut obliger les gens à faire du vélo. Pourquoi ne pas créer un RER et ainsi avoir un complément au futur REV (réseau express vélo) ? Il y a clairement des manques de solutions de mobilité entre communes périphériques, ou pour les déplacements domicile-travail depuis ou vers Toulouse. Ce n’est pas un cas unique en France, loin de là, mais je reste surpris par l’accumulation des voitures.

Nous sommes en 2072 et je vous repose la question : que me répondez-vous ?

J’imagine que l’aménagement fera plus encore l’objet de débats avec la population. J’espère que nous comprendrons plus encore les usages et les mobilités, que les projets d’habitats ou de constructions embarqueront directement les transports, dans toute leur diversité. Je pense aussi que l’on n’acceptera plus, comme aujourd’hui, que la liberté du mode de transport soit entravée. Les habitants voudront avoir le choix d’opter pour telle ou telle solution afin de se déplacer selon leurs souhaits. J’espère aussi que nous aurons compris pourquoi certains prennent la voiture pour faire 1 km ou pour aller se garer sous le Capitole. Nous aurons peut-être trouvé des solutions pour faire aimer les transports en commun à ceux qui les évitent aujourd’hui.

Si je pousse l’exercice de fiction en imaginant être à l’aube de la retraite, je pense que j’aurai passé le plus clair de mon temps à trouver des arrangements entre des injonctions contradictoires. On veut rassembler les populations pour limiter l’étalement urbain, mais on ne veut pas d’un mode de vie à l’asiatique. On veut moins de GES, des villes plus agréables mais aussi du travail et de la prospérité économique… C’est déjà très complexe aujourd’hui et cela le sera certainement tout autant à l’avenir. C’est bien ce qui m’intéresse !

Partager  :

commerce
économie
habitat
environnement
population
mobilités
foncier