Louise Edrei : « L’action publique devra être plus résiliente aux défis climatiques »
Agence d'urbanisme et d'aménagement Toulouse aire métropolitaine
AUAT

Louise Edrei : « L’action publique devra être plus résiliente aux défis climatiques »

Témoignage de Louise Edrei en thèse de doctorat sur les questions d’urbanisme et de gouvernance de la ville durable, à l’occasion des 50 ans de l’AUAT.

Louise Edrei : « L’action publique devra être plus résiliente aux défis climatiques »

Le 50ème anniversaire de l’AUAT est l’occasion d’interroger celles et ceux qui contribueront, demain, à l’aménagement des territoires. Trois questions à Louise Edrei qui prépare une thèse de doctorat en sciences politiques sur les questions d’urbanisme et de gouvernance de la ville durable, à l’IEP de Toulouse.  

Pourquoi avez-vous choisi l’urbanisme pour votre formation ?

Je suis particulièrement intéressée par les problèmes sociétaux. Après un master d’études urbaines à Lyon, j’ai intégré l’IEP de Toulouse où je suis une recherche doctorale au sein du Laboratoire des sciences sociales du politique (LaSSP). Je travaille sur les questions de gouvernance des crises au sein de la ville durable et participe ainsi à la réflexion des profondes transformations dans les modes de vie, les espaces de vie et l’urbanisme. C’est très concret.

Quel sont les enjeux qui vous mobilisent particulièrement aujourd’hui ?

Nous sommes entrés dans l’ère de l’Anthropocène, ce processus d’humanisation de la planète aux conséquences multiples. L’urbanisme a un rôle décisif à jouer face à la multitude des crises urbaines à l’œuvre. Il faut aider à penser différemment les projets, leur programmation et leur pilotage. La puissance publique se doit d’agir, alors que la gouvernance des villes est de plus en plus en proie aux crises et risques urbains. Derrière cette idée qui peut sembler consensuelle se trament des enjeux complexes et majeurs d’un point de vue social. On peut tout de même noter des démarches novatrices, comme à Toulouse par exemple avec le verdissement de la ville et la diminution des îlots de chaleur dans les centres anciens.  

Et dans 30 ans ou 50 ans, comment voyez-vous l’avenir ? Quels seront les enjeux ?

 Je pense que, dans un demi-siècle, nous nous poserons encore la question de l’habiter, qui fait partie des grandes questions posées par le changement climatique.

Aujourd’hui, il est assez difficile d’occulter le tournant écologique et c’est une bonne chose. On se heurtera toujours à des résistances pratiques importantes ; les manières de faire n’étant pas toujours claires, ou partagées. Cela aura eu au moins le mérite d’interroger le rôle des gouvernements sur leur vision de la refonte des villes, plus durables et plus résilientes face aux risques urbains.

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