Ces 10 dernières années et malgré le trou d’air de 2020, l’aire d’attraction de Toulouse demeure, avec celle de Bordeaux, en tête des aires de province les plus dynamiques en emploi. Eclairage.
Oui, Toulouse et son aire d’attraction ont perdu beaucoup d’emplois pendant la crise Covid-19.-2,3% précisément en 2020, pour 11 010 emplois supprimés. Cependant, si l’on observe cette tendance sur une décennie, Toulouse maintient avec Bordeaux son statut d’aire qui cumule le plus de gains en la matière (autour de +6 400 emplois/an chacune entre 2010 et 2020), suivies de Nantes et Lyon (+5 400/an pour la première et +5 100/an pour l’autre).
C’est l’un des enseignements du nouvel opus de l’étude sur l’emploi salarié privé menée par l’AUAT dans le cadre de l’observatoire partenarial sur l’économie, du rayonnement et de l’attractivité. Plus qu’un bilan comptable d’une année sur l’autre, cette publication vise à accompagner les collectivités dans leur compréhension des dynamiques sur le temps long, en soutien de leurs politiques en matière d’emploi. L’exercice est réalisé en tenant compte des données disponibles jusqu’au premier semestre 2021, où le scénario d’une reprise se confirme.
Comprendre l’ADN de l’emploi toulousain par intercommunalités
Décortiquant l’emploi privé secteur par secteur, la publication donne à voir ceux qui ont été le plus mis à mal, mais aussi ceux qui ont su tirer leur épingle du jeu. Cette analyse est également proposée par intercommunalités de l’aire d’attraction toulousaine.
Pour alimenter la compréhension des chiffres, l’AUAT propose également des éléments de comparaison avec des grandes agglomérations similaires : Lyon, Marseille, Nantes, Lille et Bordeaux. Montpellier fait aussi partie du paysage proposé, pour compléter l’analyse sur le plan régional.