Crise Covid-19 : l’AUAT poursuit l’analyse des impacts sur le grand bassin toulousain
Agence d'urbanisme et d'aménagement Toulouse aire métropolitaine
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Crise Covid-19 : l’AUAT poursuit l’analyse des impacts sur le grand bassin toulousain

L’AUAT poursuit l’animation de sa démarche prospective avec un exercice associant acteurs institutionnels et économique du territoire toulousain.

Crise Covid-19 : l’AUAT poursuit l’analyse des impacts sur le grand bassin toulousain

Douze acteurs institutionnels et économiques ont été réunis pour objectiver, avec des élus, les impacts de la crise Covid-19 sur les dynamiques de croissance et l’attractivité du territoire toulousain. Extraits.

L’AUAT poursuit l’animation de la démarche prospective l’autre Demain. Dans la lignée des analyses réalisées pour comprendre les impacts de la crise Covid-19, un groupe d’experts a été réuni pour objectiver l’impact local de la crise. Tous ont essayé de distinguer les effets conjoncturels propres au contexte de la crise de ceux de nature plus structurelle, susceptibles d’agir dans la durée sur la trajectoire du territoire toulousain.

Les organisations associées : la Banque de France, le Médef, Pôle emploi, la Fédération des promoteurs immobiliers, La Poste, l’Université fédérale, l’Insee, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, Action logement, la Fédération nationale de l’immobilier, la Confédération des petites et moyennes entreprises et la Chambre Interdépartementale des notaires.

Deux élus ont été associés aux échanges : Annette Laigneau, en charge de l’urbanisme à Toulouse Métropole et présidente de l’AUAT ; Joseph Carles, en charge de la prospective et de la contractualisation à Toulouse Métropole, maire de Blagnac, Trésorier de l’AUAT

A question simple, réponse graduée

Selon une approche inspirée de la méthode des abaques de Régnier, l’AUAT a proposé aux participants une série d’affirmations « simples » portant sur les dynamiques de croissance et l’attractivité du territoire toulousain (mobilités résidentielles, économie, logement, précarité, tourisme…). Chaque expert a été invité à se positionner sur chacune d’entre-elles, selon une graduation de réponses allant de « tout à fait d’accord » à « pas du tout d’accord ».

Quelques exemples d’affirmations : « 2008 et 2020, deux crises aux effets très différents sur le territoire toulousain » ; « Toulouse, capitale mondiale de l’aéronautique … mais championne en danger par son caractère mono-industriel » ; « Le vieillissement de la population aura plus d’impact sur la croissance démographique du territoire que la crise du Covid-19 » ; « Le développement du télétravail va conduire plus d’habitants à s’installer au-delà de l’agglomération toulousaine »…

Entre résilience, adaptation, nouvelles aspirations… des perspectives optimistes mais teintées de modération… Ce temps de partage singulier visait avant tout à ressentir les pulsations du territoire, au regard de la situation et des connaissances dont les acteurs disposaient à la mi-novembre 2021.

Une crise à dimension sociale… révélatrice et accélératrice de grands changements

À la différence de 2008, cette crise revêt une dimension sociale très forte contribuant à creuser les inégalités au sein de la population, nationalement comme localement. Elle se caractérise également par son rôle de révélateur, voire d’accélérateur, de l’évolution des modes de vie éclairant plus encore des difficultés déjà existantes et engageant des transformations profondes au sein de la société. Ces évolutions sont perceptibles localement, y compris chez Airbus au moment de son plan de départs volontaires qui a enregistré de nombreuses candidatures.

L’exode urbain n’est pas une réalité … pour l’instant

La mise en place du télétravail et les confinements n’engendrent pas de nouvelles logiques de domiciliation pérennes au sein du territoire. Si des mobilités temporaires ont été observées, le territoire toulousain compte toujours plus d’arrivées que de départs comme peuvent l’indiquer les données sur les renvois définitifs de courriers.

Cependant, le développement du télétravail a permis aux ménages qui possédaient déjà une résidence secondaire de l’occuper plus souvent, la transformant parfois en résidence semi-principale. Des territoires jusqu’alors peu attractifs font aujourd’hui l’objet de plus nombreuses transactions traduisant l’achat de résidences secondaires par des ménages urbains pouvant se le permettre.

Une économie toulousaine résiliente mais exposée

Si l’onde de choc a été plus forte à Toulouse qu’ailleurs, beaucoup de signaux économiques rassurent et indiquent que le rebond est là. Toutefois, les très fortes difficultés de recrutement qui pèsent aujourd’hui sur la plupart des secteurs (et probablement plus encore demain) constituent un frein sérieux pour la reprise des activités.

Même si les entreprises font preuve d’innovation et s’adaptent, la prudence reste malgré tout de mise. Les mesures de protection mises en place par l’État finiront par être levées et des mouvements de restructuration sont attendus dans la filière aéronautique.

L’impact certain du vieillissement de la population et l’attractivité maintenue auprès des jeunes

Le vieillissement de la population est désormais une réalité sur le territoire toulousain, comme ailleurs. S’il est perçu dans les représentations collectives de manière assez négative, il est à considérer comme une opportunité de développement pour le territoire, notamment vis-à-vis de l’économie présentielle et des emplois de services.

De plus, le vieillissement de la population n’empêcherait pas le territoire de rester attractif notamment auprès des jeunes adultes. L’offre d’enseignement supérieur demeure de ce point de vue un levier déterminant et robuste pour le maintien de l’attractivité.

Un besoin partagé de prospective territoriale pour faire face à la crise

Cette crise engendre des ruptures qui imposent une autre façon de réfléchir et de construire l’avenir. Les participants se sont accordés sur un constat : face à la difficulté d’anticiper l’exceptionnel, la prospective doit permettre de réduire les incertitudes, à la différence des exercices de projection.

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