Entre déploiement des énergies renouvelables et préservation des terres agricoles, les SCoT ont un rôle clé à jouer. Découvrez l’infoscot qui détaille comment ces documents stratégiques de l’aménagement du territoire sont amenés à organiser le développement de l’agrivoltaïsme.
Face aux objectifs nationaux et européens en matière d’énergies renouvelables (ENR), les schémas de cohérence territoriale évoluent. Ils intègrent désormais des orientations précises pour le développement des ENR, notamment via les documents d’orientation et d’objectifs. Leur rôle : assurer une cohérence territoriale tout en protégeant les espaces agricoles et les paysages.
Cet enjeu, au cœur du nouvel infoscot publié en ce début d’année, a fait l’objet de réflexions et partages d’expériences au sein de l’interscot du grand bassin toulousain en 2025.
Un nouveau cadre pour éviter les dérives de l’agrivoltaïsme
La loi APER de 2023 et ses textes d’application définissent enfin clairement l’agrivoltaïsme. Pour être autorisé, un projet doit maintenir une activité agricole significative, fournir des services agronomiques et limiter l’emprise au sol. L’enjeu ? Éviter les « projets alibis » et préserver la vocation nourricière des terres.
Exemple concret : le SCoT de la Plaine du Roussillon révisé
Le SCoT de la Plaine du Roussillon, révisé en 2024 avec l’appui technique de l’AURCA, amorce cette évolution. Ce retour d’expériences partagé auprès des structures porteuses de SCoT du grand bassin toulousain est précieux. Le SCoT fixe en effet des objectifs ambitieux de réduction des consommations et de production d’ENR, tout en encadrant strictement l’implantation des installations agrivoltaïques pour les réserver aux espaces agricoles appropriés et sous conditions réelles d’exploitation.
Des outils pour intégrer les ENR dans le paysage : le plan paysage
Des outils opérationnels émergent et peuvent venir alimenter les réflexion SCoT. Vichy Communauté (autre retour d’expériences) a élaboré un « plan paysage et transition énergétique » et un recueil de préconisations paysagères. Ces documents aident à localiser les projets, à protéger les espaces sensibles et à améliorer l’acceptabilité locale grâce à une approche visuelle et cartographique.
Un retour d’expérience : la centrale photovoltaïque agricole
L’infoscot présente également un cas concret de centrale photovoltaïque sur friche agricole combinée à un élevage ovin. Cet exemple situé au Lherm, en Haute-Garonne, illustre la compatibilité possible entre production d’énergie et activité agricole, même si le projet, antérieur à la loi APER, n’entre pas strictement dans le cadre agrivoltaïque actuel.
Télécharger l’infoscot « Le SCoT à l’épreuve de l’agrivoltaïsme »
